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Grève des stations-service le 25 mars : tous les détails

Voiture : mauvais janvier, très mauvais février, mars sera pire

Le droit des protestations, mais au mauvais moment. Après des années de tension sur la situation difficile de la pompes à essencedont les marges bénéficiaires sont comprimées de toutes parts et au milieu de l’interminable controverse sur les droits d’accises et le coût du carburant, le Coronavirus touche le nerf, conduisant à la blocage des gestionnaires en plein milieu de la crise la plus grave que l’Italie ait connue depuis plusieurs décennies. Grève inappropriée ? Chacun tire ses propres conclusions, mais avec le devoir de comprendre d’où vient cette situation.

Grève de l’essence depuis le 25 mars

Cette décision s’explique par les mots des acronymes Faib, Fegica et Figisc/Anisa :

Dans un pays qui – malgré les limites structurelles et la situation absolument dramatique – cherche et trouve souvent les moyens de déclencher des mécanismes de solidarité, il existe une catégorie de personnes, plus de 100 000 dans toute l’Italie, qui, sans aucune mention, ont assuré jusqu’à présent, sans aucun soutien ni de nature économique ni avec des équipements sanitaires adéquats, le service public essentiel de distribution d’énergie et de carburants pour le transport des biens et des personnes.

100 000 personnes qui ont continué à faire leur travail (réduit de 85% en moyenne) au risque de leur propre sécurité et en mettant en danger leur santé, en gardant physiquement le territoire, en restant là où elles ont toujours été et où chaque citoyen de ce pays a l’habitude de les trouver chaque jour, c’est-à-dire au milieu de la rue.

Et peut-être, pour cette même raison, ces 100 000 personnes se révèlent-elles littéralement invisibles, une présence prise pour acquise, indigne même de la citation qui n’est plus niée à personne de nos jours. Nous ne sommes certainement pas des héros ou des anges gardiens. Mais personne ne peut penser à continuer à nous traiter comme des esclaves ou des martyrs.

Il se jette sur la table de discussion, donc, à la fois le une situation économique difficile que la situation sanitaire difficile en cours, rappelant les risques que courent les stations-service pour assurer le service et tout cela avec des profits plongés en raison du blocage de la circulation pour le confinement du Coronavirus. D’où la décision : pompes en panne, pompes en panne.

Nous ne sommes plus en mesure, à nous seuls, d’assurer le niveau de sécurité sanitaire nécessaire ou la viabilité économique du service.

En conséquence, les installations de ravitaillement en carburant commenceront tout simplement à fermer : à partir du mercredi soir, celles du réseau autoroutier, y compris les embranchements et les contournements ; et, via, toutes les autres également le long du réseau routier ordinaire.

Un resserrement progressif qui semble être une terrible menace pour le pays : des accords spécifiques ont jusqu’à présent garanti la circulation des marchandises, mais si les stations d’essence ne jouent pas leur rôle, le pays s’immobilisera inévitablement et inexorablement dans un court laps de temps.

Le communiqué semble prendre en compte « le risque d’impopularité », mais – franchement – il semble sous-estimer ce même risque :

Nous courons le risque de l’impopularité et des ficelles faciles lancées depuis des fauteuils confortables, mais nous n’avons vraiment ni la volonté ni la force d’expliquer ou de convaincre les raisons ensoleillées qui nous soutiennent. Quiconque souhaite aller plus loin peut demander des comptes au gouvernement, aux concessionnaires d’autoroutes, aux compagnies pétrolières et aux distributeurs indépendants : il appartient à chacun d’entre eux de faire pleinement son travail s’il veut assurer la distribution de l’essence et du diesel.

Le problème des distributeurs de carburant est grave et concret depuis longtemps, plusieurs fois mis en lumière par diverses grèves ces derniers mois, mais il s’agit d’un contexte très particulier et le « risque d’impopularité » va bien au-delà de ce qu’il est habituellement. Cette option devra être arrêtée immédiatement, car elle sera également payée par ces mêmes familles que les stations d’essence expliquent à juste titre vouloir protéger.

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Robin Vigneron

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