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Poussières fines dans l’air à l’époque du Coronavirus

Voiture : mauvais janvier, très mauvais février, mars sera pire

Nous lisons des données contradictoires sur la valeur de la particules à quelques jours des blocages à la circulation des personnes dans les rues. Il s’agit souvent d’analyses instrumentales, qui tirent les chiffres par la veste pour tenter de démontrer ou de stigmatiser l’analyse précédente, alors que le problème principal pour tout le monde était le climat et non la météo. Coronavirus .

La vérité sur les particules ne deviendra claire que dans quelques semaines, lorsque la réalité aura été consolidée après une véritable période de fermeture. Tout ce que vous pouvez faire aujourd’hui, c’est lire les données et essayer de les mettre en perspective, avec toutes leurs contradictions. Sur le plan expérimental, il s’agit d’une opportunité unique : nous avons soudain vu l’un des facteurs cités comme étant à l’origine de la disparition presque totale des poussières fines dans les grandes villes, ce qui aura inévitablement des conséquences dans le débat qui suivra cette grande urgence. Vous pouvez isoler les causes, vous pouvez mesurer les poids.

Poudres fines : première vérification

La première vérification indique un fait incontestable : le niveau de poussière fine dans les zones à risque de la vallée du Pô s’est effondré en quelques jours. . L’affaire veut que les zones touchées par la contagion (la Lombardie tout d’abord) soient aussi celles qui sont le plus liées à Covid-19. Attention : la recherche d’une corrélation entre les deux phénomènes serait un exercice complètement acrobatique et sans aucune logique. S’il existe des corrélations entre la propagation de la contagion et la poussière fine, c’est quelque chose qu’il faut chercher dans un épais diagramme causal entre les relations sociales, le mouvement des personnes, la position géographique et bien d’autres éléments, mais il n’y a pas de lien direct entre les deux entités.

C’était le 2 février, lorsque Milan a dû faire face au blocage de la circulation en raison du dépassement des niveaux de poussières fines pendant trop de jours consécutifs. C’était le 2 février, et notre débat national était bloqué sur la question de savoir s’il fallait ou non ouvrir ou fermer des routes individuelles à la circulation, ainsi que sur celle de savoir s’il fallait ou non autoriser l’arrivée des supporters pour Milan-Vérone : en quelques jours, nous aurions été emportés par un tsunami qui aurait bloqué toute la circulation au niveau national, coulé les sacs, bloqué le championnat de football et nous ne savons toujours pas comment et quand cela va se terminer.

Un mois et demi plus tard, et quelques jours après que le Premier ministre ait arrêté la circulation des personnes (mais pas celle des biens), les données indiquent que la situation a complètement changé. Prenons le cas emblématique de la ville de Milan, données du 12 mars :

  • SO29 en moyenne (limite maximale : 125)
  • PM1023 en moyenne (limite maximale : 50)
  • NO2Le prix de l’électricité : 100 en moyenne (limite maximale : 200)
  • CO0,9 en moyenne (limite maximale : 10)
  • O382 en moyenne (limite maximale : 180)

Toutes les valeurs sont donc bien en dessous de la norme. Attention, cependant, le chiffre doit être interprété à la lumière du fait que :

  • le trafic n’est pas complètement arrêté
  • Les bonnes températures ont également facilité l’utilisation du chauffage.
  • la réduction du trafic ne réduit pas seulement les émissions, mais aussi le soulèvement de la poussière de la chaussée

Chacun en tire les conséquences qu’il croit, ce sont les données. Faites attention à un autre élément :

Poudres fines : prévisions d'IlMeteo.it

Comme on peut le voir sur l’image (les prévisions de poussières fines selon les données d’IlMeteo.it), la situation est encore « médiocre » dans les grandes villes et dans toute la partie centrale de la vallée du Pô. Dans le nord, le problème est surtout l’absence de précipitations, qui ralentit fortement la capacité de filtrage de l’atmosphère, laissant l’air imprégné de poussière. Cela montre comment les blocs de circulation sporadiques sont peu utiles alors qu’une révolution plus profonde et plus radicale de la mobilité est devenue nécessaire.

Cette situation va-t-elle accélérer les politiques de relance de la voiture électrique ? Elle pourrait être souhaitable à ce stade, à condition qu’elle s’inscrive dans le cadre d’une politique énergétique liée aux énergies renouvelables. Ce n’est pas facile, en somme, mais le « cygne noir » du Covid-19 fera certainement prendre conscience à quel point le changement est l’étincelle fondamentale pour poursuivre la durabilité.

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Robin Vigneron

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